Partagez
Aller en bas
avatar
Admin
Messages : 46
Date d'inscription : 21/04/2014
Voir le profil de l'utilisateur

[La Source 3] BG Septimus

le Jeu 28 Juin - 15:41

SEPTIMUS GANDOLFI DE OSTIA

La Famille Gandolfi :

Il est pour la première fois fait mention des "Gandolfi" au milieu en l'an 746 à l'occasion du mariage arrangé entre Childeric Gundulf, un chef de guerre lombard et Flavia Giulia Agostini une jeune noble romaine.
En 751 lors de la guerre entre les francs (soutenus par le pape) et les lombards, Childeric est convaincu par sa jeune épouse de trahir les lombards et de rejoindre l'armée franque. Après la victoire il est récompensé par le Saint-Siège par des terres dans le Latium et en particulier à Ostie, l'antique grand port de Rome, alors en déclin et pratiquement à l'abandon.

Entre 830 et 840 des pillards sarrasins lancent de nombreux raids depuis la Sicile le long des côtes italiennes. Peu pourvues en navires de guerre, les flottes romaines sont écrasées à chaque bataille navale, mais dès que les pillards posent pied sur les plages, c'est le jeune Alfried, le petit fils de Childeric qui, à la tête de ses quelques hommes d'armes, repousse à chaque fois l'envahisseur. Il acquiert très vite une grande réputation et il fait accéder à la noblesse romaine la famille Gundulf, dont le nom est alors "italianisé" et devient Gandolfi.
En 841 Alfried Gundulf, désormais Alfredo Gandolfi, assure la protection des travaux de construction et de fortification de la "Nouvelle-Ostie", une ville fortifiée un peu plus en amont du Tibre. Cette ville nouvelle, dont les Gandolfi sont nommés Protecteurs prend provisoirement le nom de Gregoriopolis en l'honneur du Pape Grégoire IV qui a lancé et financé le projet.

En 846 une flotte sarrasine d'une soixantaine de navires, transportant plusieurs milliers d'hommes débarque à Ostie et à Porto un petit port à proximité. Sachant que leur objectif est Rome (alors pourvue d'une très faible garnison et mal fortifiée) Alfredo fait barrage aux sarrasins avec toutes ses forces. La garnison d'Ostie est exterminée après une résistance héroïque et Alfredo lui-même meurt au combat.
Les sarrasins ne prennent pas le temps de saccager Ostie et se ruent sur Rome. Ils arrivent à pénétrer dans la ville et arrivent jusqu'aux portes de la Basilique de Saint-Pierre. Néanmoins, affaiblis et ralentis par Alfredo Gandolfi et ses hommes, les sarrasins sont vaincus par les troupes du Duc de Spolète venues en renforts, au terme d'une sanglante bataille urbaine.

Suite à la mort sans descendance d'Alfredo, la tête de la famille Gandolfi revient à son jeune frère Tancredi alors âgé de 14 ans seulement.
Tancredi, confirmé protecteur d'Ostie par le pape et le préfet de Rome, participe activement à la remise en état d'Ostie mais aussi des lieux saints de Rome qui ont été saccagés. Peu porté sur le combat mais très intelligent il fait prospérer la nouvelle Ostie, mais surtout il fait prospérer la famille Gandolfi.
Trente ans plus tard en 878 le Pape Jean VIII est assiégé à Rome par une grande coalition de nobles italiens désireux de promouvoir leur propre pape. Tancredi alors âgé de 46 ans semble vouloir rester neutre, mais ses fils Pietro, Ulderico et Lombardo le convainquent de prendre le parti du Pape comme leurs ancêtres l'ont toujours fait. Ils arrivent à sauver le Pape Jean VIII et à le faire fuir jusqu'au Royaume de Provence, se sachant en danger toute la famille fuit, sauf Pietro et Lombardo car, "il doit toujours rester un Gandolfi pour protéger Ostie". Mal leur en prends car ils sont arrêtés par les nobles italiens au courant de leur soutien à Jean VIII et ils sont mis à mort.
Lorsqu'avec l'aide des francs et des germains le Pape reprends Rome il rend Ostie aux Gandolfi, après avoir grandement honoré ces derniers.

Après la mort d'une pneumonie de Tancredi en 883 c'est Ulderico qui prends les rennes mais il est vite dépassé par les changements frénétiques dans la papauté. De nombreux papes se succèdent, certains ne "régnant" que quelques jours. Il tente d'être toujours du côté du pape, mais il manque de clairvoyance et de sens diplomatique, il meurt empoisonné en 902.

Le Xème Siècle est connu comme étant le "Siècle Sombre" pour la Papauté. De nombreux Papes et Anti-Papes aux moeurs plus ou moins avouables se succèdent à un rythme endiablé. Les deux fils ainés d'Ulderico meurent à leurs tour empoisonnés en 904 et c'est son troisième fils Valdémaro qui leur succède.
Fourbe et manipulateur, certains diront même que c'est lui qui a organisé le meurtre de son père et de ses deux frères, il dirige néanmoins d'une main de maître la famille Gandolfi dont il multiplie les richesses de façon incroyable, vendant sa loyauté à tel Pape, tel Préfet de Rome, tel Prince ou tel Duc. Il nage dans ce siècle de troubles comme un poisson dans l'eau et meurt de vieillesse en 981 à l'âge phénoménal de 96 ans après avoir survécu à d'innombrables tentatives d'assassinat.

Mais toute cette richesse accumulée à fait des envieux et ses descendants ont moins de chance et de savoir-faire que lui. Entre 981 et 987 tous ses fils meurent tour à tour ainsi que plusieurs petits-fils. En fait, seuls deux de ses petits-fils survivent à cette purge, deux cousins nommés Lotario et Gilberto. C'est Lotario, plus avancé dans l'ordre de succession qui prends la tête de ce qu'il reste de la famille Gandolfi et Gilberto le suis fidèlement.
Très proches, les deux jeunes cousins sont accusés d'inceste et de sodomie par leurs détracteurs, aussi se marrient t'ils tout deux très rapidement avec deux jeunes filles de la noblesse romaine avec qui ils ont tout deux une descendence.
Lotario a un fils unique qu'il nomme Alfredo en l'honneur de son illustre ancêtre. Ce dernier lui succède en 1009 et épouse d'amour sa cousine Flavia, la fille de Gilberto. Ils ont ensemble pas moins de sept fils et trois filles.


Septimus Gandolfi :

Septimus naît en 1025, il est le septième fils d'Alfredo II Gandolfi et de Flavia Gandolfi. Son statut fait qu'il est quelque peu délaissé par son père qui lui préfère ses frères aînés pour des raisons évidentes. Vu les richesses de sa famille il a néanmoins droit à la meilleure éducation possible aussi bien aux lettres qu'au maniement des armes.
Son enfance s'écoule paisiblement au rythme de son apprentissage. Il apprend à se battre à l'épée et à la lance, est instruit aux mathématiques, à la théologie, à la littérature et apprends le français et le germain en sûs de l'italien et du latin. Il voue une vénération sans limite à ses ancêtres Childeric, Alfedo Ier, Pietro et Ulderico, ainsi qu'au grand Charlemagne, mais aussi aux grands Papes des VIIIème et IXème Siècles.
Armé chevalier à 16 ans, il déchante vite lorsqu'il comprend que les Papes actuels ne valent pas mieux que les Papes du siècle précédant.
Il se contente donc de combattre pour sa famille et les seigneurs suzerains. Il se couvre de gloire à plusieurs reprises sur le champs de bataille et commence à gagner en notoriété.

Tout change en 1049 avec l'intronisation du Pape Léon IX, ce dernier se montre puissant face aux familles nobles italiennes et germaines et commence à réformer l'Eglise. Dès lors, Septimus n'a de cesse de rentrer au service du souverain pontife. Il y entre finalement en 1051.
En 1053 il combat à la Bataille de Civitate ou l'armée de fidèles du pape, appuyée par un contingent byzantin et un contingent germain tente de reprendre l'Italie du sud aux chevaliers mercenaires normands. La puissante chevalerie normande, bien que très inférieure en nombre mets en déroute l'armée pontificale et isole Léon IX et ses quelques gardes. Après un combat acharné, seul Septimus reste debout, protégeant le souverain pontife, seul contre une multitude. Mais blessé et sommé par se dernier de se rendre pour sauver sa vie il dépose les armes.
Pour son courage il est épargné par les normands et est envoyé en captivité comme le Pape. En échange de l'acceptation des territoires normands d'Italie du sud, Léon IX est libéré en juin 1054. Fidèle à sa promesse il reconnaît les possession normandes et n'excommunie pas leurs chefs.
Il verse en outre lui-même une rançon pour libérer Septimus qui sort deux mois après le souverain pontife. Ce dernier le réclame comme garde du corps personnel, mais gravement malade depuis son emprisonnement, il décède peu de temps après.

De 1054 à 1073 Il tient son rôle de garde du corps d'élite auprès des quatres papes suivants Victor II, Etienne IX, Nicolas II et Alexandre II, aucun ne vit très longtemps, mais tous meurent semble t'il de vieillesse.
Alors âgé de 48 ans, il voue son épée à son nouveau souverain pontife, le Pape Grégoire VII.
Il découvre en ce nouveau Pape toute la force qu'il vénérait lors de sa jeunesse. Les papes nommés par les nobles italiens... Terminé. Les papes nommés par les empereurs germains ou byzantins... Terminé. Le mariage des évèques et la transmission des évéchés héréditaire tels de puissants seigneurs... Terminé. La réforme grégorienne était en marche.

Lorsqu'en 1076 une épidémie ravage Ostie et qu'il perd ses six frères aînés, il refuse de prendre la tête de la famille Gandolfi et laisse son titre à son petit neveu de 11 ans Nicodèmo, le petit-fils de Gilberto.
Car il voue désormais lui-même un fervent culte à Grégoire VII dont il est fier d'être le garde du corps.

Mais le souverain pontife ne l'entends pas de cette oreille. Il sait que Septimus Gandolfi, bien que vieillissant est encore un bon combattant, mais surtout, il le sait très vif d'esprit et très observateur, il le sait instruit et parlant courament quatre langues et par dessus tout, il le sait loyal et fervent chrétien.
Le Pape Grégoire VII retire donc Septimus de sa garde personnelle et l'envoie suivre une formation écclésiastique. Le sachant sans femme ni enfants, il l'ordonne arbitrairement diacre en 1077, prêtre en 1080 puis évèque en 1083. Il peut alors le nommer Légat. Un envoyé officiel aux ordres du Saint-Siège.

Depuis lors, Septimus Gandolfi, bien que relativement âgé, voue toute son âme aux missions que lui confie SON Pape.

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum